Les équipes n'ont pas cédé

Les équipes n'ont pas cédé
Malgré les menaces de suspension brandies par l'UCI, les équipes ont majoritairement voté la participation à Paris-Nice, qui débute dimanche. Le conflit est donc plus que jamais ouvert entre l'instance dirigeante du cyclisme et ses principaux acteurs.

Les équipes réunies au sein de leur association ont voté majoritairement vendredi en faveur de la participation à Paris-Nice. Les équipes ont pris cette décision par quinze voix pour et huit abstentions. Les formations qui ont décidé de s'abstenir sont les suivantes: Rabobank, Saunier Duval, Liquigas, CSC, Milram, High Road et Astana. Mais aucune n'a voté contre. Toutes les formations devraient donc prendre le départ de la Course au soleil dimanche.

Une décision potentiellement lourde de conséquences, puisque l'UCI, qui a demandé le boycott de Paris-Nice, a annoncé que des sanctions seraient prises contre les équipes qui prendraient le départ. Par la voix de son président, Pat McQuaid, elle a même envisagé d'aller jusqu'à une suspension de six mois pour les coureurs qui disputeraient Paris-Nice. L'AIGCP, qui a prévu de tenir une réunion le jour de l'arrivée de Paris-Nice (16 mars) avec ASO, a averti également que les "coureurs seront solidaires" en cas de sanctions prononcées par l'UCI.

"Le sport a gagné, il n'y a pas de perdant, il n'y a que des coureurs cyclistes qui vont prendre le départ dimanche", a estimé Eric Boyer. "Quand l'UCI a voulu nous interdire de disputer Paris-Nice, on a répondu qu'on voulait trouver une solution. On l'a trouvée avec ASO", a résumé Eric Boyer tout en ajoutant: "La porte est ouverte au dialogue à tout moment."

ASO satisfait

ASO a accueilli avec satisfaction la décision des équipes. "Evidemment, la décision des vingt équipes de disputer Paris-Nice me satisfait ", a déclaré Christian Prudhomme, directeur de l'épreuve. "Elle confirme le contrat signé entre ASO et l'Association des groupes sportifs validé en début de semaine. Ma priorité, désormais, est de rendre la course aux coureurs, de fêter dignement le soixante-quinzième anniversaire de Paris-Nice sur les pentes du Mont-Ventoux jeudi prochain".

Par ailleurs, les équipes avaient demandé l'arbitrage du Tribunal arbitral du sport suite aux menaces de l'UCI. Mais le TAS a déclaré vendredi son incompétence pour statuer sur le sujet. Les groupes cyclistes avaient demandé au TAS de déclarer illégale ou abusive "l'injonction de l'UCI d'interdire aux équipes la participation à la course Paris-Nice, sous peine de sanction à leur égard ou l'égard de leurs cyclistes professionnels". Il n'y a donc plus rien à attendre de ce côté.

Secoué par cette journée à rebondissements, McQuaid ne décolérait pas après avoir appris ce dénouement. "Je n'ai pas le choix de faire autrement", a-t-il déclaré sur RTL. "C'est ASO qui a décidé d'organiser la course, et qui ne respecte pas les règles de l'UCI. La fédération française a aidé ASO." Avant de conclure. "Si l'UCI a laissé ASO organiser la course en dehors des règles de l'UCI et que les équipes disent 'OK, allez comme vous voulez' (aux coureurs), je n'ai plus qu'à fermer la porte de l'UCI et à donner les clés à Paris." Si l'épilogue de cette bataille est que Paris-Nice aura bien lui, la guerre entre l'UCI et ASO semble loin d'être finie.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 08 mars 2008 06:09

Modifié le samedi 08 mars 2008 06:49

Les contrôles antidopage doublés

Les contrôles antidopage doublés
L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), a prévu une soixantaine de contrôles lors de Paris-Nice, soit deux fois plus qu'en 2007, et effectuera des prélèvements urinaires, sanguins mais également capillaires, a indiqué jeudi son président Pierre Bordry.

"Nous allons doubler les contrôles", qui étaient au nombre de 32 l'an dernier, ont annoncé M. Bordry et Jean-Pierre Verdy, directeur des contrôles d'une AFLD devenue mécaniquement responsable de la politique antidopage du Paris-Nice en raison de la rupture entre les organisateurs (ASO) et l'Union cycliste internationale (UCI). Les tests capillaires n'étant utilisables à des fins disciplinaires que pour certaines fédérations, les cheveux prélevés aux coureurs du Paris-Nice ne seront analysés "que si les échantillons d'urine ou de sang sont positifs, et à titre complémentaire", a précisé M. Bordry.

L'AFLD, normalement plus exigeante en la matière, a par ailleurs décidé d'accepter pour Paris-Nice les autorisations d'usage thérapeutique (AUT) délivrées aux coureurs internationaux par l'UCI. Et ce en raison des délais très brefs pour préparer l'organisation d'une épreuve qui n'est officiellement placée sous l'égide de la fédération française que depuis quelques jours. M. Bordry, qui a précisé n'avoir "aucun problème avec l'UCI" et n'être "pas le bras armé d'ASO", a par ailleurs révélé que la stratégie de l'AFLD serait évolutive et "plus aléatoire que ce qui se faisait dans le passé."

L'AFLD, pour qui l'opération va représenter un surcot de 45.000 euros par rapport au budget prévu, a présenté le programme antidopage du Paris-Nice aux directeurs sportifs des équipes engagées ainsi qu'aux représentants des coureurs qui s'y sont montrés très favorables selon elle. "Nous n'allons pas systématiquement contrôler le vainqueur et le leader du général. Il ne faut pas que quelqu'un qui ne veut pas être contrôlé s'arrange pour ne pas l'être", a-t-il estimé, ajoutant que les sanctions que pourraient prendre l'AFLD à l'encontre d'un coureur positif seraient automatiquement reconnues par l'UCI en vertu de la réciprocité qui s'applique à tout signataire du Code mondial antidopage.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 06 mars 2008 09:53

L'UCI s'en prend aux coureurs

L'UCI s'en prend aux coureurs
Emportée dans la spirale du conflit qui l'oppose à ASO, l'organisateur de Paris-Nice, l'Union cycliste internationale a menacé directement les coureurs qui participeraient à l'épreuve, pour laquelle les équipes ont annoncé leur engagement du 9 au 16 mars.

Dernier degré en date dans cette escalade, la menace de l'UCI s'est doublée mardi soir du refus de son président, Pat McQuaid, de rencontrer le secrétaire d'Etat français aux Sports, Bernard Laporte, comme le proposait la fédération française sur la demande de l'union des fédérations européennes. "L'UCI lance des menaces totalement disproportionnées vis-à-vis des coureurs et des équipes (amendes, suspension, exclusion)", a estimé ASO, le principal organisateur du monde cycliste (Paris-Nice, Tour de France). ASO a insisté sur la légalité de sa course, "organisée sous l'égide de la FFC et en accord avec la loi française", et a souligné qu'elle "dispose du soutien du ministère des Sports et de l'Agence française de lutte antidopage pour l'organisation" de l'épreuve, premier grand rendez-vous de la saison.

"Une grave erreur"

Sur le fond, ASO a expliqué demander "deux choses simples" : le maintien de Paris-Nice parmi les courses majeures du calendrier mondial, le choix du système de sélection des équipes pour le Tour de France, "à savoir un système ouvert à partir de critères sportifs et éthiques, et non le système fermé et arbitraire des licences prôné par l'UCI dans le cadre du ProTour." L'organisateur a eu beau jeu de souligner aussi qu'un accord venait d'être trouvé avec l'AIGCP (association internationale des équipes) pour une convention négociée "dans un esprit constructif". L'AIGCP, présidée par le Français Eric Boyer, a obtenu en effet les aménagements souhaités dans le contrat qui était soumis aux équipes pour Paris-Nice. Pour l'essentiel, le recours à un arbitrage du Comité national olympique et sportif français en cas de litige, notamment en matière d'éthique et d'image du cyclisme. "La décision des équipes de participer à Paris-Nice est liée à leur volonté de garantir les intérêts de leurs sponsors ainsi que leurs intérêts sportifs et ceux de leurs coureurs", a rappelé l'AIGCP. Interrogé par l'AFP sur les menaces de suspension de l'UCI, Eric Boyer a réagi froidement: "Ce serait une grave erreur."

Verbruggen mis en cause

Les six fédérations européennes (Italie, Espagne, Luxembourg, France, Belgique, Autriche), en désaccord avec l'UCI sur le ProTour dans sa forme actuelle, ont également protesté contre cette menace. Dans un communiqué, elles ont déclaré s'opposer "à ce que leurs équipes et coureurs soient pris en otages et menacés" : "Elles n'acceptent pas d'être menacées de sanctions susceptibles de priver leurs athlètes d'une participation aux Championnats du monde et aux jeux Olympiques." Ces fédérations ont aussi mis en cause Hein Verbruggen, ancien président de l'UCI (et actuel vice-président). Elles soupçonnent le promoteur du ProTour de vouloir provoquer une rupture. "Les récentes déclarations du vice-président coopté, Hein Verbruggen, plaidant ouvertement (...) pour une scission du monde cycliste débouchant sur la mise en place d'une structure commerciale à l'écart des fédérations, démontrent malheureusement qu'il essaie de provoquer une rupture plutôt que d'essayer de trouver un terrain d'entente", ont estimé les fédérations. "L'UCI y va fort", a réagi Eric Breukink, manager de Rabobank en faisant part du mail de Pat McQuaid. "Nous spérons une solution car les coureurs veulent faire Paris-Nice".
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 05 mars 2008 12:06

De Jongh s'impose comme en 2004

De Jongh s'impose comme en 2004
Le Néerlandais Steven De Jongh (Quick Step) a remporté dimanche la classique cycliste flamande Kuurne-Bruxelles-Kuurne en devançant au sprint son compatriote Sebastien Langeveld (Rabobank).

Il s'agit du deuxième succès de De Jongh à Kuurne (nord) après celui conquis en 2004. L'Australien Matthew Goss (CSC) a pris la 3e place, à quelques secondes du vainqueur, devant le Belge Tom Boonen, 4e. La course a été dominée par l'équipe Quick Step, revancharde après son échec la veille au Circuit Het Volk remporté par le Belge Philippe Gilbert (Française des Jeux).

La formation belge plaçait en effet sept de ses huit coureurs dans un groupe de 21 attaquants dans le final. Seul l'Italien Paolo Bettini manquait chez Quick Step, le champion du monde ayant été victime d'une chute après 9 kilomètres de course et a été transporté à l'hôpital par mesure de prudence. Il semblerait que le coureur soit blessé au poignet et au coude gauche.

Habituel équipier de Boonen, De Jongh (34 ans) contrait une attaque de Langeveld à quatre kilomètres de la ligne. Les deux hommes se disputaient la victoire quelques mètres seulement devant les dix-neuf autres hommes de tête. "Hier (au Volk) nous avons pris une leçon. Aujourd'hui par contre, nous (Quick Step) étions très forts. C'est une belle victoire", commentait Steven De Jongh.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 02 mars 2008 12:38

Pas à n'importe quel prix

Pas à n'importe quel prix
Les équipes cyclistes ont fait part de leur volonté de participer à Paris-Nice mais pas à n'importe quel prix. Si elles veulent y participer, elles désirent obtenir l'aval de l'UCI.

Les équipes cyclistes ne sont pas prêtes à participer à la course Paris-Nice à n'importe quelles conditions et plusieurs d'entre elles ont contacté l'Union cycliste internationale (UCI) pour pouvoir y prendre part "dans le respect des règlements de l'UCI", affirme samedi la Fédération internationale. L'UCI, réagissant à des déclarations d'Eric Boyer, président de l'Association Internationale des Groupes Cyclistes Professionnels (AIGCP), sur un accord de l'ensemble des équipes cyclistes de participer à la course Paris-Nice, met en garde coureurs et équipes.

A une semaine du départ de la course (9 au 16 mars), l'UCI "constate que les déclarations de M. Boyer ne sont pas conformes à la réalité: de nombreuses équipes n'ont pas été consultées. Il est donc faux d'affirmer que les équipes ont décidé à l'unanimité de participer à Paris-Nice. La vérité, selon le communiqué de l'UCI, est donc que les équipes ne se sont pas prononcées en faveur d'une participation à Paris-Nice dans n'importe quelles conditions. De nombreuses équipes ont au contraire contacté l'UCI pour prendre part à Paris-Nice dans le respect des règlements de l'UCI. L'UCI, conclut le texte, veut que Paris-Nice ait lieu, mais dans le cadre de son règlement".

L'association internationale des coureurs (CPA) s'est quant à elle inquiétée samedi auprès des responsables d'équipes des conséquences des sanctions que pourrait infliger l'Union cycliste internationale (UCI) pour leur participation à Paris-Nice.

Quid du Tour de France ?

Les vingt équipes retenues par l'organisateur (ASO, Amaury Sport Organisation) avaient décidé mercredi dernier de participer à la course, du 9 au 16 mars, malgré le boycott que leur demandait l'UCI. L'UCI, en conflit avec l'organisateur de la course ASO, a placé Paris-Nice "hors règlement" et n'en reconnaîtra pas les résultats.

Au coeur du conflit entre ASO et l'UCI se trouve le Tour de France, également organisé par ASO, et totalement miné l'été dernier par les scandales de dopage. ASO, pour éviter de revivre une situation semblable, insiste pour avoir le droit de choisir elle-même les équipes qu'elle invite, et pour écarter à son gré celles qu'elle ne veut plus voir. Mais l'UCI, qui a vendu aux équipes des licences dites "ProTour" avec l'assurance de participer aux plus grandes compétitions, n'accepte pas ce droit de veto des organisateurs, et exige que les équipes de l'élite soient automatiquement admises dans les épreuves majeures.

# Posté le samedi 01 mars 2008 13:22