Chavanel, quel panache !

Chavanel, quel panache !
Sylvain Chavanel a remporté à Cannes la 6e étape du Paris-Nice. Grâce à une attaque portée dans les derniers kilomètres, il a devancé ses cinq compagnons d'échappée. L'autre bonne affaire est à mettre au crédit de Davide Rebellin qui s'empare du maillot jaune au détriment de Robert Gesink.

Sylvain Chavanel a enfin obtenu samedi le succès qu'il convoitait depuis longtemps, dans l'étape de Paris-Nice arrivant à Cannes, où l'Italien Davide Rebellin a pris les commandes de la course. Deux jours après avoir perdu le maillot jaune de leader sur les pentes du Ventoux, Chavanel a pris le dessus magistralement sur un parcours taillé à ses mesures dans cette sixième et avant-dernière étape (206 km). "Pas mal de coursiers me disent: 'c'est ton étape'. Je ne peux pas jouer la surprise", a expliqué le Poitevin, radieux à l'arrivée sur les bords de mer.

Au contraire de l'année passée, quand il avait attaqué de trop loin, Chavanel a attendu cette fois l'approche du sommet du Tanneron, la dernière des sept ascensions au programme, pour surgir, après une première tentative dans la montée. Excellent descendeur, il a suivi l'Italien Damiano Cunego dans les nombreux virages serrés du Tanneron, sur une route rendue glissante par des traces de mimosas. Avec eux se sont retrouvés Rebellin et son rival direct au classement, son compatriote Rinaldo Nocentini, ainsi que l'Espagnol Luis Leon Sanchez dont l'équipe avait beaucoup travaillé pour revenir sur l'échappée initiale lancée en début d'étape.

L'offensive, à moins de 20 kilomètres de l'arrivée, a condamné le porteur du maillot jaune, le jeune Néerlandais Robert Gesink, qui a perdu au total près d'une minute et demie. "Il m'a semblé qu'il était moins bien que les autres jours", a expliqué Rebellin qui avait en projet de tester son jeune rival (21 ans) dans la descente et en avait parlé avec plusieurs coureurs. Gesink, inhibé, n'a pu suivre, d'autant que plusieurs chutes se sont produites. L'une d'elles a provoqué la perte de Matthieu Sprick, l'un des rescapés de l'échappée qui ouvrait la course devant l'Américain Bobby Julich. "Après la chute de Schleck, j'ai été bloqué", a reconnu Gesink. " Ensuite, le trou était fait".

Pointé à 25 secondes de ses adversaires au bas du Tanneron, le Néerlandais -esseulé- n'a trouvé de l'aide qu'auprès du jeune Français Clément Lhotellerie, qui était parti dans la première échappée afin d'assurer son maillot à pois du meilleur grimpeur avant de se relever. C'était insuffisant pour revenir sur les hommes de tête qui ont rejoint Julich à 10 kilomètres de la ligne et se sont disputé ensuite la victoire. Chavanel a eu alors la patience d'attendre la tentative de Julich, le long de la plage, pour contrer aussitôt et prendre l'avantage.

"J'ai eu le temps de savourer", a apprécié celui qui, à 28 ans, refuse que l'on parle d'un "nouveau Chavanel" par rapport à l'encombrante étiquette d'éternel espoir du cyclisme français: "Je me fais plaisir sur le vélo et c'est le principal !" Dans le final, Rebellin a opté pour la prudence. Il a ralenti en vue de la ligne, emmenant dans son sillage Nocentini, afin que son adversaire direct ne prenne pas de bonification. Au général, le nouveau leader ne compte en effet que 3 secondes d'avance sur son compatriote avant la dernière étape autour de Nice, ramenée de 121,5 à 115 kilomètres pour des raisons liées à l'état des routes.
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# Posté le dimanche 16 mars 2008 12:06

Le bon coup de Barredo

Le bon coup de Barredo
L'Espagnol Carlos Barredo (Quick Step) a remporté en solo la 5e étape de Paris-Nice vendredi, à Sisteron. Robert Gesink reste en jaune.

Inlassable attaquant, l'Espagnol Carlos Barredo est sorti vainqueur vendredi à Sisteron d'une étape de transition à travers la Haute-Provence, sans conséquence pour le leader néerlandais Robert Gesink, à deux jours de l'arrivée. Barredo, souvent vu à l'avant dans les grandes classiques, a cette fois conclu. Il a distancé ses quatre derniers compagnons d'échappée à 10 kilomètres de l'arrivée, en conclusion d'une cinquième étape vivement menée à plus de 43 km/h malgré un parcours accidenté.

"C'est une belle victoire mais ce n'est pas forcément la plus belle car j'avais gagné chez moi, dans les Asturies, quelques mois après mon passage chez les professionnels", s'est félicité l'Espagnol de 26 ans, qui a débuté sous la coupe de Manolo Saiz avant de rejoindre l'année passée la formation belge Quick Step et ses leaders de classiques (Bettini, Boonen, etc). S'il est l'un des rares coureurs de son pays à se distinguer dans les courses du Nord, Barredo affiche aussi des capacités dans les grandes courses par étapes. "Il peut terminer dans les dix premiers d'un grand tour", estime son manager Patrick Lefévère, preuve à l'appui. L'an passé, le natif de Gijon s'est classé dixième de la Vuelta.

Moreau battu

A Sisteron, Barredo a touché la récompense des efforts prodigués dans l'échappée de 24 coureurs, réduite ensuite à 17 éléments, qui s'est dégagée après une cinquantaine de kilomètres et un début de course très animé. Intéressé par une remontée au classement général (6e désormais), le futur vainqueur s'est montré très actif dans ce groupe comprenant notamment trois représentants des équipes Crédit Agricole (Rolland, Gerrans, Botcharov) et Agritubel (Moreau, Lequatre, Gonzalo).

L'écart a grandi jusqu'à trois minutes sur le peloton mené par les équipiers de Gesink, qui se sont usés à la poursuite. Le coup de main fourni par les hommes de l'Italien Davide Rebellin, deuxième au classement général, a permis au groupe principal de limiter finalement la différence à 2 min 15 sec.

A l'avant de la course, Moreau a provoqué une première fois la décision en emmenant avec lui, à 18 kilomètres de l'arrivée, quatre autres coureurs (Rolland, Barredo, Kroon, Mori). Le champion de France n'a pu toutefois suivre Barredo quand l'Espagnol a mis à profit une petite côte, sur les hauteurs ensoleillées de Sisteron, pour attaquer à deux reprises, avant les neuf derniers kilomètres.

Au lendemain de sa prise de pouvoir sur les pentes du Ventoux, Gesink a préservé sa position. Mais les efforts des premières journées, conjugés aux conséquences du mauvais temps, se sont fait sentir sur le peloton qui a perdu 17 coureurs en une journée. Entre autres, l'Ecossais David Millar, malade depuis 48 heures, et le Français Rémy Di Grégorio. Samedi, la sixième et avant-dernière étape, la plus longue de l'épreuve, conduit de Sisteron à Cannes sur un parcours de 206 kilomètres qui franchit sept obstacles, le dernier, lecol du Tanneron, est situé à 20 kilomètres de l'arrivée.
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# Posté le samedi 15 mars 2008 06:59

Gesink se fait un nom

Gesink se fait un nom
Arrivé dans la roue de l'Australien Cadel Evans en haut du Mont Ventoux, le jeune Néerlandais Robert Gesink prend les commandes de Paris-Nice à l'issue de la quatrième étape. Sylvain Chavanel, leader à l'entame de la 4e journée, a totalement craqué.

Avec l'Australien Cadel Evans, deuxième du dernier Tour de France, les Italiens Davide Rebellin et Damiano Cunego ou encore le grimpeur luxembourgeois Frank Schleck présents sur la ligne de départ, le nom du Néerlandais Robert Gesink ne figurait pas parmi les favoris de l'édition 2008 de Paris-Nice. Le jeune coureur de la Rabobank, âgé de 21 ans et 9e de la dernière Flèche Wallonne, est pourtant en train de démontrer à toute la planète cyclisme son immense talent en s'emparant du maillot jaune de leader à l'issue de l'étape-reine conclue sur les pentes du Mont Ventoux.

Formidable baroud d'honneur de Voigt

Piégé dans des bordures lors de la première étape, Jens Voigt avait à coeur de se faire pardonner. Dès le 11e kilomètre, le coureur emblématique de la CSC, accompagné de Terpstra (MRM), Eisel (THR) et Kuschynski (LIQ), prenait la poudre d'escampette. Profitant du bon de sortie accordé par le peloton en raison de ses plus de trente minutes de retard au classement général, l'expérimenté coureur allemand faisait une nouvelle fois étalage de sa science de la course pour signer un véritable numéro. Après avoir compté jusqu'à 7'15 d'avance, Voigt décidait de durcir encore un peu plus le rythme dès les premiers lacets du Mont Ventoux et semait tour à tour ses compagnons d'échappée. Un effort cependant insuffisant pour résister au retour des favoris à 4 kilomètres de la ligne d'arrivée.

Un numéro made in Gesink

Bien protégé dans les roues de ses coéquipiers jusqu'à Malaucène, point de départ l'ascension vers la station du Mont Serein, Robert Gesink faisait la preuve par la suite qu'il n'avait besoin de personne pour s'emparer des commandes de l'épreuve en faisant étalage de son aisance dès que les pourcentages s'élevaient. Alors que tour à tour, Sylvain Chavanel, Christophe Moreau, Yaroslav Popovych et Davide Rebellin craquaient sur les pentes irrégulières du versant nord du Ventoux, le Néerlandais imprimait un rythme d'enfer auquel seul Cadel Evans résistait. Campé dans la roue du jeune coureur de la Rabobank pour protéger son "leader" Popovych, l'Australien, 2e lors du dernier Tour de France, s'offrait une victoire de prestige qui ne faisait cependant pas oublier le numéro du nouveau leader de l'épreuve. Respectivement repoussés à 32, 35 et 42 secondes, Rebellin, Nocentini et Popovych ont conscience qu'il sera désormais difficile de dévêtir le Néerlandais du maillot jaune.

Chavanel explose

"Je suis prêt. Sincèrement, depuis le début, je me sens très fort"... A la suite de sa prise de pouvoir à l'issue de la 3e étape, Sylvain Chavanel ne cachait plus ses ambitions. Le coureur de Cofidis n'a cependant jamais semblé en mesure de défendre son précieux sésame. Dès les premiers hectomètres de l'ascension du Mont Ventoux, le Français montrait des signes évidents de fatigue. Repoussé à l'arrière du peloton, il lâchait prise et devait finalement son maintien dans le Top 10 qu'au travail de son coéquipier Monfort qui lui permettait de limiter la casse (+3'44).

La victoire n'est désormais plus envisageable mais cette édition de Paris-Nice n'est cependant pas toute noire pour les Bleus. Les jeunes Pierre Rolland, 9e de l'étape et premier Français, David Moncoutié (11e), Christophe Moreau et Clément Lhotellerie (16e), détenteur du maillot à pois, ont donné le sourire au camp tricolore
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# Posté le samedi 15 mars 2008 06:57

Bonne note pour Chavanel

Bonne note pour Chavanel
Sylvain Chavanel a profité du final difficile de la 3e étape, remportée par le Finlandais Carlström, pour prendre le maillot de leader. Le coureur de l'équipe Cofidis ne possède cependant qu'une marge très faible sur les autres favoris avant l'arrivée au Ventoux jeudi.

Cela aurait pu être encore meilleur mais c'est déjà ça. Sylvain Chavanel (Cofidis) a osé prendre ses responsabilités dans le col de la Croix de Chaubouret, dernier et plus difficile col de la troisième étape disputée entre Fleurie et Saint-Etienne, pour prendre le maillot de leader. Beaucoup plus tôt dans la journée, ce sont trois hommes qui prennent la poudre d'escampette dès le kilomètre 8: Clément Lhotellerie (Skil-Shimano), coéquipier de Thierry Hupond déjà échappé la veille, le baroudeur finlandais Kjell Carlström (Liquigas) et l'expérimenté Bradley McGee (Team CSC).

Les trois fuyards prennent très vite un avantage culminant jusqu'à 11'40" au km 39. Sans un doute un mauvais présage dans une étape, certes d'une distance moyennement longue, mais très exigeante dans sa seconde moitié. A l'avant, Lhotellerie engrange de nombreux points pour le classement de la Montagne, dont il portera le maillot à l'arrivée. C'est même le jeune Français qui tente de finir en solitaire une première fois dans la côte de la Croix Blanche sans toutefois y parvenir. Dans la descente de cette même difficulté, c'est en revanche Christophe Moreau qui lance les hostilités parmi les favoris.

Cunego en forme

Grâce au soutien du maillot jaune Thor Hushovd, dans un premier temps, puis de Yaroslav Popovych (Silence-Lotto) et Damiano Cunego (Lampre) au pied de la Croix de Chaubouret, le champion de France force une première sélection. Davide Rebellin (Gerolsteiner), ballotté depuis le départ par les mauvaises conditions climatiques mais toujours bien placé au général, figure dans un groupe limité au milieu de l'ascension finale à une quinzaine d'unités. Mais il ne peut rien contre les attauqes de Roman Kreuziger (Liquigas), Sylvain Chavanel (Cofidis) et Cunego, à priori plus fringants que lui.

L'espoir tchèque, parti plus tôt, attend ensuite le Français et le grimpeur italien pour revenir sur les deux hommes de tête, McGee ayant été lâché. Lhotellerie et Carlström, quant à eux, limitent bien les dégâts et abordent la descente sur la capitale du Forez avec un avantage suffisant sur leurs poursuivants. Malgré les palabres avec Lhotellerie et les 157 kilomètres dans les jambes, c'est finalement le Finlandais qui se montre le plus rapide sur le cours Fauriel, théâtre de la dernière ligne droite.

43 secondes plus tard, c'est Pierre Rolland (Crédit Agricole) qui règle le sprint du peloton, revenu sur Chavanel, Cunego et Kreuziger, devant Rebellin. L'Italien s'en voudra de ne pas avoir pris les quelques secondes de bonification prises par le jeune Français. Quant à Chavanel, il se montre très optimiste pour l'avenir. "Je savoure un maximum ! Ca me fait vraiment plaisir ! J'avais des jambes de feu dans la Croix-de-Chaubouret mais c'était trop loin de l'arrivée. J'ai vu que j'étais un des hommes forts de ce Paris-Nice, y compris pour la gagne. Demain (jeudi), je pense être capable d'être devant, je l'ai déjà été dans le Ventoux ." Réponse jeudi sur les pentes du Mont-Chauve.

# Posté le mercredi 12 mars 2008 13:15

Modifié le mercredi 12 mars 2008 15:06

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# Posté le mercredi 12 mars 2008 11:57