En spécialiste, l'Allemand Jens Voigt (Team CSC) s'est adjugé dimanche le Criterium International pour la 4e fois de sa carrière. Il avait fait la différence le matin dans la course de côte, avant d'assurer dans le chrono, disputé sous des trombes d'eaux dans l'après-midi.
L'Allemand Jens Voigt s'est souvenu de ses trois succès passés dans le Critérium international pour triompher une nouvelle fois, dimanche à Charleville-Mézières, devant des rivaux trop passifs pour le contrer. De son propre aveu, le vétéran de 36 ans n'abordait pas le triptyque ardennais dans les mêmes (bonnes) dispositions que l'an dernier et répugnait même à endosser le rôle de favori.
Pourtant, le scenario de son succès 2007 s'est peu ou prou répété: Après avoir limité l'écart, samedi lors de l'étape en ligne remportée par l'outsider néerlandais Laurens Ten Dam au terme d'une échappée de 191 km, Voigt a, comme l'an dernier, construit son succès dans la course de côtes de dimanche matin.
Aucun risque dans le chrono
Auteur d'une échappée victorieuse avec l'Australien Simon Gerrans, Voigt franchissait la ligne avec 90 secondes d'avance sur un peloton contenant la plupart des autres favoris et pouvait attaquer le contre-la-montre final en jaune, avec une confortable marge de 1 minute, 14 secondes sur son suivant au général. L'an dernier, au même endroit, 48 secondes d'avance lui avaient suffi pour s'imposer dans l'aisance.
Dans le chrono, Voigt n'a pas pris de risques. Sous une pluie lancinante qui rendait les pavés de la capitale ardennaise particulièrement périlleux, l'Allemand a surtout cherché à éviter la chute, terminant à 52 secondes du vainqueur de l'étape Edvald Boasson Hagen, champion de Norvège du contre-la-montre. "J'aime cette course, je ne sais pas pourquoi ça marche toujours bien pour moi. Avec le général et les victoires d'étapes, j'en suis quand même à 9 victoires", s'étonnait Voigt.
La course stoppée
S'il a construit son succès à l'expérience, tirant profit de ses observations des années passées, Voigt a également bénéficié de la passivité d'un peloton qui a assisté sans réagir à sa victoire programmée. "C'est toujours la même chose sur cette course. Le dimanche matin, c'est le mec qui part, qui prend l'initiative la première fois, qui a raison. Il ne faut pas avoir peur, ça marche chaque année. C'est vraiment facile", reprenait le vainqueur.
Laurent Jalabert avait une explication parallèle à la réussite de l'Allemand sur cette course traditionnellement programmée le dernier week-end de mars, celui du changement d'heure: Père de 5 enfants, il "a l'habitude de se lever tôt". Jamais au cours de l'étape cruciale, lancée au petit jour et ponctuée d'un enchaînement incessant de petites côtes, le peloton n'a vraiment tenté de juguler l'échappée lancée au km 20 par Voigt et Gerrans accompagnés alors du Français Sandy Casar et de l'Italien Mauro Santambrogio.
Même l'interruption de la course, imposée pendant plus d'une demi-heure au km 48 par un groupe de salariés d'une usine locale en colère, n'a pas refroidi l'ardeur des échappés qui compteront jusqu'à 2 min, 40 secondes d'avance au plus fort de leur périple en solitaire. Vainqueur en 1999 (la course s'était alors disputée dans le Vaucluse), puis en 2004 et 2007 dans les Ardennes, Jens Voigt rejoint au palmarès des références telles que Raymond Poulidor, dernier coureur à avoir réussi la passe de quatre -mais à une époque où le critérium était encore national-, ou l'Irlandais Sean Kelly, qui avait signé le dernier doublé, en 1983 et 1984.
L'Allemand Jens Voigt s'est souvenu de ses trois succès passés dans le Critérium international pour triompher une nouvelle fois, dimanche à Charleville-Mézières, devant des rivaux trop passifs pour le contrer. De son propre aveu, le vétéran de 36 ans n'abordait pas le triptyque ardennais dans les mêmes (bonnes) dispositions que l'an dernier et répugnait même à endosser le rôle de favori.
Pourtant, le scenario de son succès 2007 s'est peu ou prou répété: Après avoir limité l'écart, samedi lors de l'étape en ligne remportée par l'outsider néerlandais Laurens Ten Dam au terme d'une échappée de 191 km, Voigt a, comme l'an dernier, construit son succès dans la course de côtes de dimanche matin.
Aucun risque dans le chrono
Auteur d'une échappée victorieuse avec l'Australien Simon Gerrans, Voigt franchissait la ligne avec 90 secondes d'avance sur un peloton contenant la plupart des autres favoris et pouvait attaquer le contre-la-montre final en jaune, avec une confortable marge de 1 minute, 14 secondes sur son suivant au général. L'an dernier, au même endroit, 48 secondes d'avance lui avaient suffi pour s'imposer dans l'aisance.
Dans le chrono, Voigt n'a pas pris de risques. Sous une pluie lancinante qui rendait les pavés de la capitale ardennaise particulièrement périlleux, l'Allemand a surtout cherché à éviter la chute, terminant à 52 secondes du vainqueur de l'étape Edvald Boasson Hagen, champion de Norvège du contre-la-montre. "J'aime cette course, je ne sais pas pourquoi ça marche toujours bien pour moi. Avec le général et les victoires d'étapes, j'en suis quand même à 9 victoires", s'étonnait Voigt.
La course stoppée
S'il a construit son succès à l'expérience, tirant profit de ses observations des années passées, Voigt a également bénéficié de la passivité d'un peloton qui a assisté sans réagir à sa victoire programmée. "C'est toujours la même chose sur cette course. Le dimanche matin, c'est le mec qui part, qui prend l'initiative la première fois, qui a raison. Il ne faut pas avoir peur, ça marche chaque année. C'est vraiment facile", reprenait le vainqueur.
Laurent Jalabert avait une explication parallèle à la réussite de l'Allemand sur cette course traditionnellement programmée le dernier week-end de mars, celui du changement d'heure: Père de 5 enfants, il "a l'habitude de se lever tôt". Jamais au cours de l'étape cruciale, lancée au petit jour et ponctuée d'un enchaînement incessant de petites côtes, le peloton n'a vraiment tenté de juguler l'échappée lancée au km 20 par Voigt et Gerrans accompagnés alors du Français Sandy Casar et de l'Italien Mauro Santambrogio.
Même l'interruption de la course, imposée pendant plus d'une demi-heure au km 48 par un groupe de salariés d'une usine locale en colère, n'a pas refroidi l'ardeur des échappés qui compteront jusqu'à 2 min, 40 secondes d'avance au plus fort de leur périple en solitaire. Vainqueur en 1999 (la course s'était alors disputée dans le Vaucluse), puis en 2004 et 2007 dans les Ardennes, Jens Voigt rejoint au palmarès des références telles que Raymond Poulidor, dernier coureur à avoir réussi la passe de quatre -mais à une époque où le critérium était encore national-, ou l'Irlandais Sean Kelly, qui avait signé le dernier doublé, en 1983 et 1984.




