Bennati fait éruption

Bennati fait éruption
Daniele Bennati (Liquigas) a remporté au sprint la troisième étape du Giro, disputée autour de l'Etna, devant Zabel (Milram) et Hondo (Diquigiovanni). La formation Liquigas fait coup double puisque Franco Pellizotti conserve son maillot rose de leader.

Franco Pellizotti l'avait annoncé. "Cette troisième étape n'est pas spécialement difficile et mon équipier Bennati a de bonnes chances de s'imposer". Comme dans un rêve, tout s'est déroulé comme le maillot rose l'avait prévu et la formation Liquigas a donc vécu une journée idyllique avec cette victoire d'étape et l'assurance de conserver la tunique de leader au moins une journée de plus.

Long de 221 kilomètres le parcours, dont le départ était donné à Catane, avait la particularité de longer l'Etna avant de plonger vers Milazzo et ses routes ultra-planes. Bref, une étape dessinée sur-mesure pour les sprinteurs. Ils sont pourtant six hommes à vouloir contrarier cette destinée. A 160 kilomètres de l'arrivée, et sous l'impulsion de Jérémy Roy (Française des jeux), déjà très à son avantage la veille, une attaque fuse. Le jeune Français est épaulé par son compatriote Mickael Buffaz (Cofidis), Kevin Seeldraeyers (Quick Step), Matej Jurco (Slovakia), Pavel Brutt (Tinkoff) et Riccardo Chiarini (LPR).

Ricco au sol

Les fuyards bénéficient pendant longtemps d'une certaine apathie du peloton, sans que leur avance ne prenne jamais des proportions considérables. Il faut dire que celui-ci est également ralenti par une chute à 75 kilomètres du but. Les quelques gouttes de pluie, qui viennent de s'abattre sur la Sicile, ont des conséquences aussi immédiates que fâcheuses : une vingtaine de coureurs se retrouvent au sol dans un amas de roues ! Parmi eux, Riccardo Ricco (Saulnier-Duval)... Le vainqueur de la veille peut repartir mais son cuissard déchiré et surtout une gêne visible au poignet montrent que l'Italien ne s'en est pas sorti indemne. Si cette chute fut spectaculaire et massive, la suivante, qui n'impliquera qu'une grappe de coureurs, a malheureusement raison de Bradley McGee. L'Australien de la CSC sera même évacué sur une civière...

Devant, le peloton est enfin sorti de sa torpeur. Les Liquigas accélèrent brusquement et fondent sur les six hommes de tête qu'ils rejoignent à 27 kilomètres de l'arrivée. Il était dit que cela se jouerait entre sprinteurs... Les quelques attaques esseulées sont immédiatement annihilées et la flamme rouge est franchie collectivement. Impeccablement lancé par ses coéquipiers, Daniele Bennati fait parler sa vélocité pour régler facilement Erik Zabel (Milram), Daniele Hondo (Diquigiovanni) et Tomas Föthen (Gerolsteiner). Beau tir groupé des Allemands, avec trois coureurs dans les quatre premiers, mais la première place reste propriété transalpine.
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# Posté le lundi 12 mai 2008 12:46

Un Ricco magique

Un Ricco magique
L'Italien Riccardo Ricco (Saunier Duval) a remporté à Agrigente la deuxième étape du Giro, devant Danilo di Luca (LPR) et Davide Rebellin (Gerolsteiner). Franco Pellizotti (Liquigas) est le nouveau leader de la course, pour une seconde par rapport à Christian Vande Velde (Slipstream).

Riccardo Ricco avait annoncé aborder ce Giro avec beaucoup d'ambitions. Il n'a pas perdu de temps pour transformer ses paroles en victoire. Dès la première occasion, le coureur de la Saunier Duval a été au rendez-vous, l'emportant sur les hauteurs d'Agrigente devant Danilo Di Luca (LPR) et Davide Rebellin (Gerolsteiner). Quatrième, Franco Pellizotti fait la bonne opération du jour en chipant le maillot rose de leader à Christian Vande Velde. Le leader de la Liquigas, qui avait fait du port de la mythique tunique son objectif premier des trois semaines, prend les rênes de la course, notamment grâce au bon chrono par équipes de sa formation, samedi (4e). L'équipe Slipstream perd donc son leadership, mais doit également poursuivre sans David Zabriskie, blessé suite à une chute et contraint à l'abandon.

Cette journée sicilienne promettait beaucoup grâce à un final escarpé dans la cité de Luigi Pirandello. Danilo Di Luca, amené sur un plateau par son clan, entamait les dernières pentes avec la lourde pancarte du favori sur les épaules. Mais une attaque de Joaquin Rodriguez (Caisse d'Epargne), à la flamme rouge, allait gêner les plans du vainqueur sortant du Tour d'Italie. Chassé par la meute, le champion d'Espagne voit son avant-garde le sauter dans les 100 derniers mètres. Le plus rapide d'entre eux l'emporte : C'est le costaud Ricco. Le deuxième du dernier Tour de Lombardie ne semblait pas battable, sur une arrivée complètement à sa main. Après envoyé plusieurs piques avant la course, le "Cobra" crachait son venin, pour la deuxième fois sur le Giro, après une remarquable victoire aux Tre Cime de Lavaredo, en 2007. Deux participations, déjà deux étapes. Le ratio est intéressant.

Pellizotti en rose

En début d'étape, les hostilités avaient été lancées par le Suisse David Loosli (Lampre) et le Français Jérémy Roy (Française des Jeux). Comptant jusqu'à 9 minutes d'avance, le duo coupe totalement son effort après le sprint de Serradifalco, à une bonne heure du but. Pour finalement offrir au peloton un final sur mesure. L'équipe Slipstream, sous le choc de la perte de David Zabriskie,après avoir longtemps mené le peloton grâce en partie à un surpuissant Magnus Backstedt, ne parvient pas à résister à la difficulté du parcours. Le maillot rose change donc de bord. Franco Pellizotti, 30 ans, et vainqueur d'étape lors de l'édition 2006 à Peschici, offre la tête de la course à la formation Liquigas. Cette dernière, qui a poussé Danilo di Luca vers la sortie cet hiver suite à l'affaire de dopage "Oil for Drugs", confirme alors qu'elle demeure une formation puissance du Giro, et peut croire en sa capacité à jouer les premiers rôles dans les jours à venir.

Le grimpeur italien, qui devance Christian Vande Velde pour seulement une seconde, a toutes les chances de garder son dû lors des deux prochaines étapes, qui devraient se résumer à deux sprints. Les spécialistes de l'exercice sont loin au classement, et le mieux classé d'entre eux est un coéquipier du leader (Daniele Bennati, 32e à 52 secondes). En ce qui concerne la performance des coureurs jouant la victoire finale, il y a eu certaines pertes de temps à signaler. Principalement celle de Juan Mauricio Soler (Barloworld), pris dans une chute en début de journée, qui termine à 54 secondes du vainqueur. Gilberto Simoni (Diquigiovanni), Levi Leipheimer (Astana) et Emanuele Sella (CSF Group, nouveau leader du classement de la montagne) n'en concèdent que 20. Mais ce ne sont que des secondes, et le plus important sera de ne pas perdre des minutes dans la montagne, d'ici à quelques jours. A ce moment là, on reverra peut-être la Saunier Duval, et son Ricco magique.
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 15:02

Vande Velde veut partager

Vande Velde veut partager
Premier porteur du maillot rose sur le Giro 2008 après le succès collectif de la formation Slipstream samedi dans le chrono de Palerme, Christian Vande Velde aimerait passer le relais à un de ses équipiers. En attendant, l'Américain savoure, simplement.

Christian Vandevelde n'a pas souvent l'honneur des médias et des conférences de presse d'après-victoire. Profitant du succès collectif de son équipe, Slipstream, lors du chrono inaugural de ce Giro 2008, l'Américain a saisi l'occasion pour effectuer une mise au point sémantique. Son nom, a-t-il expliqué, s'écrit en fait Vande Velde, et non Vandevelde. "Mon arrière-grand-père a émigré de Belgique aux Etats-Unis, à Chicago, il y a plus de cent ans ", a confié le leader du Giro. Un détail, certes, si ce n'est que ses origines ne sont pas pour rien dans son métier. Son père fut ainsi un pistard de très bon niveau, sélectionné pour les Jeux Olympiques de Munich en 1972.

La victoire de Slipstream a donc permis de mettre enfin en lumière ce coureur complet, excellent rouleur et honnête grimpeur. Bref, le coéquipier idéal sur une course de trois semaines. Professionnel depuis 1998, Vandevelde (pardon, Vande Velde) a longtemps épaulé Lance Armstrong chez US Postal, avant de servir un autre leader controversé, Ivan Basso, chez CSC. Mais aucun des deux hommes ne lui a servi d'exemple. Son modèle, également croisé chez US Postal, est tout autre, puisqu'il s'agit de Viacheslav Ekimov.

"Le plus grand résultat de ma carrière"

Aujourd'hui épanoui, dans sa vie (il est papa d'une petite fille depuis près d'un an) comme dans son métier, l'Américain veut profiter du moment, sans s'exciter. Sa gloire, il le sait, sera éphémère. Il n'ignore pas non plus qu'il la doit à chacun de ses partenaires. "C'est d'abord une victoire d'équipe, concède-t-il. On va la fêter ce soir (samedi soir, NDLR) ! C'est incroyable... J'étais venu dans cet objectif précis et j'étais concentré à 100% sur ce contre-la-montre. C'est le plus grand résultat de ma carrière."

Etait-il prévu qu'il serait le premier à passer la ligne? "Non, assure Vande Velde. On n'avait pas fixé qui passerait la ligne en premier. Il n'était pas question de perdre la moindre seconde pour favoriser l'un ou l'autre. Après notre course, l'attente des autres a été terrible. C'était tellement serré! " Mais aucune des équipes arrivant après Slipstream n'allait améliorer le chrono de la bande à David Millar, ce dernier étant d'ailleurs ravi que le maillot rose tombe sur les épaules de Vande Velde. "C'est bien que Christian porte le maillot. Il le mérite", juge l'ancien coureur de l'équipe Cofidis.

Et maintenant? Combien de temps le "patron" du Giro peut-il rester aux commandes? L'intéressé est prêt à passer la main dès aujourd'hui, à condition que ce soit à l'un des siens. "Je vais prendre les choses au jour le jour. Pour moi, le prochain objectif, ce serait de le donner à quelqu'un de l'équipe. J'ai eu ma part de gloire, je veux que les autres en profitent maintenant. Que ce soir Ryder (Hesjedal) ou Magnus (Backstedt), je m'en moque du moment que ça reste dans l'équipe." En attendant, c'est bien lui, l'homme de l'ombre, qui tient sa petite part de lumière. Après 10 ans de bons et loyaux services, difficile d'affirmer que ce n'est pas mérité...
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 08:32

Slipstream sur le fil

Slipstream sur le fil
La formation américaine Slipstream a remporté de justesse le contre-la-montre par équipes d'ouverture du Giro, à Palerme samedi, en devançant la CSC et High Road. C'est Christian Vandevelde qui s'empare du premier maillot rose.

En s'adjugeant le chrono par équipes de Palerme, première étape du Giro 2008, l'équipe américaine réalise un coup de maître pour sa première participation à une épreuve de trois semaines. Septième formation à quitter l'aire de départ, à 16h00, Slipstream-Chipotle a signé le meilleur temps avant de constater l'impuissance de ses rivales. Ni la CSC (2e à 6 secondes), ni High Road (3e à 7 secondes), ni la Liquigas (4e à 9 secondes) ne sont parvenus à prendre le leadership dans les derniers efforts. Résultat, ce sont les coéquipier de David Millar qui trustent les premières places du classement général, Christian Vandevelde en tête. L'ancien équipier de Lance Armstrong endosse le premier maillot rose de sa carrière.

L'affaire semblait jouable mais compliquée pour la Slipstream avant l'heure. Très forte sur le papier, avec l'ancien champion du monde du chrono, David Millar, mais aussi le spécialiste David Zabriskie et Magnus Backstedt, vainqueur de Paris-Roubaix en 2004, l'équipe de Jonathan Vaughters savait qu'elle avait un coup à faire. Mais elle savait aussi qu'il serait délicat de devancer les grosses écuries, Astana en tête. Il n'en a rien été. Les Kazakh ont pris l'eau et se classent septièmes, à 26 secondes des hommes forts de la journée. Un succès dû en partie à une excellente deuxième moitié de parcours. Au premier intermédiaire, après 10 kilomètres, les équipes Barloworld et CSC devançaient la formation continentale pro, avant de plier, sans toutefois constater des dégâts importants.

Di Luca en embuscade

Le classement général est effectivement moins étalé que l'an passé au sortir du chrono par équipes. En 2007, la Liquigas de Danilo di Luca avait repoussé Astana à 13 secondes et la CSC à 30. Pour ensuite construire les bases du succès final de l'italien sur cette avance. Désormais pensionnaire de LPR Brakes, le "killer" ne pouvait pas rêver à un tel scenario ce samedi. Mais il a pu limiter les dégâts, en terminant à la 6e place, à 28 secondes de la Slipstream. Et surtout, il est juste devant les leaders d'Astana, Contador, Leipheimer et Kloden. Il relègue dans le même temps Gilberto Simoni à 23 secondes, Riccardo Ricco' à 33, et Denis Menchov à 35. Une bonne journée pour le coureur des Abruzzes, qui peut voir venir pendant cette première semaine piégeuse, bien fournie en étapes vallonnées. De quoi lui donner des idées de rapproché au classement.

Y parviendra t-il dès dimanche ? Fait rare dans un grand tour, les difficultés surviennent dès la deuxième étape lors de cette 91e édition du Giro. Les monts siciliens qui parsèmeront son tracé devraient donner une lutte animée pour le maillot rose. Christian Vandevelde et toute son équipe devront neutralisent les nombreux motivés par la mythique tunique. La proximité de coureurs comme Jens Voigt, Franco Pellizotti ou Christian Pfannberger au classement va constituer une menace sérieuse pour le leader de l'épreuve. A moins qu'un changement interne de leader ne s'opère ? David Millar et David Zabriskie, principaux contributeurs à la victoire dans le chrono, verraient d'un bon oeil de s'habiller de rose, plusieurs années après avoir tout deux enfilé le maillot jaune du Tour.

Dépourvue de grand leader pour une course de trois semaines, la formation américaine est peu concernée par la victoire finale. Mais elle prépare déjà le Tour de France, course pour laquelle elle sera invitée, et sur laquelle elle aspire également à se faire reconnaître.
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 08:27

Superbe victoire de Tom Boonen sur Paris-Roubaix !

Superbe victoire de Tom Boonen sur Paris-Roubaix !
Il avait annoncé la couleur Dimanche matin à Compiègne, Tom Boonen à tenu parole sur le vélodrome de Roubaix. La liste des favoris à cette course mythique était assez fournie malgré quelques défections dont celle de Paolo Bettini et de Gert Steegmans pour l'équipe Quick Step. C'est néammoins une équipe solide qui a émargé la feuille de départ avant d'enfourcher leur montures pour 260km de course.

Les conditions climatiques sèches ont permis à la fameuse tranchée de Wallers-Arenberg d'écrêmer le peloton afin d'en extirper un groupe d'une trentaine de coureurs dont Boonen et 4 équipiers. Le récent vainqueur du Tour des Flandres Stijn Devolder avait à c½ur de travailler pour Tom Boonen, lui qui a gagné le Ronde grâce au travail de son leader à l'arrière.. C'est donc un gros travail de Devolder qui a premis de fatiguer les derniers équipiers de luxe des équipes adverses pour permettre à un trio royal de disputer le final.

Fabian Cancellara, Alessandro Ballan et Tom Boonen n'avaient plus quà en découdre dans les 20 derniers km, la course devenant limpide. Les trois coureurs n'ayant pu se départager dans le secteur pavé stratégique du Carrefour de l'Arbre, c'est donc au sprint que la victoire allait se jouer.

Tom Boonen est parti de loin et en costaud sur son Specialized S-Works Roubaix SL, pour une victoire éclatante de maîtrise et de puissance. Une belle continuation pour l'équipe QuickStep après le numéro de Devolder au Tour des Flandres !

# Posté le samedi 26 avril 2008 09:32