L'inévitable Ricco

L'inévitable Ricco
Riccardo Ricco' a remporté la 8e étape du Giro à Tivoli. Le "Cobra" devance au sprint Paolo Bettini et Davide Rebellin. Dans le même temps, Giovanni Visconti accentue son avance en tête du classement général.

Auteur d'un sprint imparable sur les hauteurs de Tivoli, Riccardo Ricco' (Saunier Duval) a remporté avec assurance la 8e étape du Giro. Résistant au retour de Paolo Bettini (Quickstep) et Davide Rebellin (Gerolsteiner) dans les dernières encablures, l'Italien franchit la ligne en vainqueur, pour la deuxième fois de la semaine après son succès à Agrigente, dimanche. Présent dans l'avant-garde du peloton, Giovanni Visconti console la Quickstep en conservant le maillot rose. Mieux, le Sicilien améliore sa situation en repoussant désormais Matthias Russ (Gerolsteiner) à 34 secondes.

Le natif de Sassuolo s'installe ainsi encore plus parmi les hommes forts de ce Tour d'Italie. Son équipe Saunier Duval est venue travailler en plaine, prévenant alors le peloton de ses grandes intentions. Puis, dans le bas de la côte finale, c'est Leonardo Piepoli qui a, comme lors de la deuxième étape, forcé l'allure pour opérer la sélection. Débarrassée des sprinteurs, et notamment de Daniele Bennati, la formation transalpine a tout mis en oeuvre pour la bonne progression de son leader. Une prise de responsabilité qui paye : Riccardo Ricco' est soutenu à 100% par son équipe, et ne la déçoit pas. Et pourtant, rien ne semblait joué quand à 5 kilomètres du but, Adam Hansen (High Road) pointait en tête avec plus de 30 secondes d'avantage.

Hansen échoue de peu

Issu de l'échappée du jour, le coureur australien s'est débarrassé dans le final de ses compagnons de fuite, Daniele Nardello (Diquigiovanni), Mathieu Perget (Caisse d'Epargne), Fortunato Baliani (CSF) et Alessandro Spezialetti (LPR). Leur avance avait grimpé jusqu'à plus de 6 minutes, mais le retour pressant du peloton a donné à Hansen des envies de raid solitaire. Tenant le choc pendant plusieurs kilomètres, l'ancien vététiste plie finalement dans les rues de Tivoli, et doit se contenter de voir le peloton le dépasser à pleine vitesse.

Un peloton dans lequel Danilo di Luca est mal placé au moment d'aborder l'arrivée. Repositionné à l'aide de son équipe, le Killer rejoint les avant-postes dans le dernier kilomètre et tente d'attaquer dans la foulée. Mais, suivi comme son ombre par ses rivaux, le coureur de LPR Brakes doit faire preuve d'impuissance face à la vélocité de Riccardo Ricco'. Déjà la veille, le grimpeur italien avait réussi à décramponner tout le monde lors de la montée vers Pescocostanzo, sauf le Cobra. Maintenant à 6 secondes de son rival au classement général, serait-il en train de se positionner comme l'homme à abattre pour le tenant du titre ?
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# Posté le samedi 17 mai 2008 12:26

Bosisio fait le show

Bosisio fait le show
L'Italien Gabriele Bosisio (LPR), qui s'est imposé en solitaire, a remporté la 7e étape du Tour d'Italie. En difficulté dans la 3e et dernière difficulté du jour, son compatriote Giovanni Visconti (Quick Step) a tout de même conservé son maillot rose de leader.

Riccardo Ricco (Saunier Duval) n'a finalement pas tenu son pari. "Ces derniers jours, j'ai surtout songé à récupérer (après sa chute), mais maintenant, je suis prêt à relever le duel avec Di Luca", avait-il expliqué au soir de la 6e étape. Le leader de la Saunier Duval avait donc annoncé qu'il ne visait que la victoire ce vendredi pour le premier opus montagneux de ce Tour d'Italie 2008. Sur les terres de Danilo Di Luca (LPR), Ricco n'est pas parvenu à s'imposer au terme des 180km reliant Vasto à Pescocostanzo mais l'homme s'est tout de même montré en fin d'épreuve et a marqué des points par rapport à certains de ses adversaires directs.

Les joies du podium sont revenues à son compatriote Gabriele Bosisio (LPR). Parti dans l'échappée du jour, le coureur transalpin a décroché en solitaire la première victoire de sa carrière sur le Giro. Pour sa deuxième participation, l'ancien coureur de la Tenax, arrivé cette année chez LPR, a fait fort. C'est à sept kilomètres de l'arrivée que Bosisio a fait la différence. Le Milanais de 27 ans, vainqueur du Tour d'Oro cette saison, a mis au pas Savil Kiryienka (Tinkoff), auteur de la première attaque de la journée. Le solide Bélarusse a dû se contenter de la 2e place à 46 secondes du vainqueur final.

Les limites de Contador

Soit un rang de mieux qu'Emanuele Sella (3e à 1'02"), en larmes au moment de franchir la ligne. Victime d'une crevaison dans le final, l'Italien de CSF Group, vainqueur d'une étape en 2004 à Cesena, a perdu toute chance de succès à quelques encablures de l'arrivée. Avant ce coup du sort, Sella s'était illustré en passant en tête au sommet des trois difficultés du jour, confortant ainsi son maillot vert de meilleur grimpeur. A la peine dans l'ultime ascension, le Colombien Felix Cardenas a pris la 4e place de cette 7e étape à 1'33" de Gabriele Bosisio.

Chez les favoris, tous n'ont pas été à la fête. Danilo Di Luca (5e à 2'04") et Riccardo Ricco (6e à 2'04") sont arrivés roue dans roue, mais ce dernier semble avoir géré son effort en fin de course et tout laisse penser qu'il va monter en puissance au fil de ce Giro. Huitième à quelques secondes (2'10") du duo italien, Alberto Contador (Astana) a prouvé qu'il fallait compter sur lui. "J'ai touché mes limites. Les trois (Ricco, Di Luca, Piepoli qui a terminé 7e) allaient très fort. Mais je ne pensais pas avoir ce niveau", a reconnu l'Espagnol, vainqueur du Tour de France 2007. Son coéquipier Andreas Klöden n'a pris que la 11e place (+2.55), terminant dans le groupe de Franco Pellizotti (Liquigas), Denis Menchov (Rabobank) ou encore Gilberto Simoni (Diquigiovanni).
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# Posté le vendredi 16 mai 2008 12:21

Priamo primo

Priamo primo
Matteo Priamo (CSF Group) a remporté la 6e étape du Giro, entre Potenza et Peschici (231 km), en devançant ses dix compagnons d'échappée. Au classement général, Giovanni Visconti (Quickstep) s'empare du Maillot Rose devant Matthias Russ (Gerolsteiner) et Daniele Nardello (Diquigiovanni).

Le peloton est bien permissif cette année sur le Giro. Déjà surpris puis complètement attentiste la veille lorsqu'il avait laissé filer une échappée de cinq coureurs, il n'a pas plus réagi aujourd'hui quand onze hommes ont décidé de prendre la tangente. Laxisme ou bien prudence en vue des prochaines grandes échéances qui débutent jeudi avec la première étape de montagne ? Il est vrai que les organismes sont déjà bien entamés, comme en témoigne la réduction du parcours du jour par les organisateurs, sommés de protéger l'intégralité des cyclistes.

Initialement longue de 265 kilomètres, cette 6e étape disputée entre Potenza et Peschici, se voyait amputée de 30 kilomètres. Son final, semblable à celui de la veille avec son arrivée en côte (7,9%), était maintenu et nombreux étaient ceux qui pensaient qu'il départageraient quelques grands noms prétendant à la victoire d'étape comme Bettini, Ricco, Rebellin et surtout le Maillot Rose Pellizotti et Di Luca, 3e du général à sept secondes. Il n'aura tranché finalement qu'entre deux hommes : Matteo Priamo (CSF Group) et Alan Perez-Lezaun (Euskaltel).

Visconti, comme dans un film

Echappés après 60 kilomètres de course, l'Italien et l'Espagnol étaient accompagnés de neuf autres coureurs : Mandri (AG2R), Martens (Rabobank), Inglinsky (Astana), Russ (Gerolsteiner), Gavazzi (Lampre), Visconti (Quickstep), Nardello (Diquigiovanni), Backstedt (Slipstream), McCartney (CSC), Trussov (Tinkoff). Autant dire peu de clients sérieux au classement général, le premier d'entre eux étant l'Allemand Matthias Russ, pointé en 56e position à 1'39'' de Franco Pellizotti (Liquigas). Les onze fuyards sont cependant vite privés d'un des leurs puisque Mandri (AG2R) chute lourdement... Le malheureux Estonien, contraint à l'abandon, avait certainement un beau coup à jouer car l'avance de l'échappée prend vite des proportions considérables. Elle s'élèvera même jusqu'à 16 minutes... Dès lors, en l'absence de réaction d'un peloton de nouveau apathique, il s'avère vite que la victoire finale ne peut échapper à l'un du club des dix. Ni le Maillot Rose d'ailleurs...

A dix kilomètres de l'arrivée, Priamo et Perez-Lezaun se lancent dans un numéro de duettistes. Profitant d'une légère montée pour se détacher, ils effectuent la descente à fond de train. Derrière, les huit ex-compagnons ne s'entendent pas pour mener la poursuite... Le duo va donc devenir duel. Ce dernier est vite réglé. Plus frais, plus puissant, Matteo Priamo s'impose sans problème devant Perez-Lezaun. Le coureur du CSF Group, qui s'était déjà distingué cette année avec deux victoires sur le Tour de Turquie, signe-là à 26 ans son plus beau succès en carrière.

Quelques secondes plus tard, Nikolai Trussov (Tinkoff) complète le podium mais, déjà, l'intérêt est ailleurs : Matthias Russ, qui ne possède que 7 secondes d'avance sur Giovanni Visconti, doit jouer serré. Mais l'Italien est malin. Visconti, qui a pris les bonifications lors du sprint intermédiaire du jour, en remet une couche en décrochant son rival dans les derniers mètres... Un effort plus que payant puisque le champion d'Italie va ravir la première place du classement général pour quelques millièmes de secondes ! Un scénario rêvé pour Visconti...
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# Posté le vendredi 16 mai 2008 12:18

Force Brutt

Force Brutt
Le Russe Pavel Brutt (Tinkoff) a remporté en costaud la 5e étape du Tour d'Italie, entre Belvedere Marittimo et Contursi Terme, en devançant ses compagnons d'échappée Fröhlonger (Gerolsteiner) et Laverde (CSF) . Pas de changement au classement général, Franco Pellizotti est toujours en rose.

Mercredi 14 mai, jour de gloire pour la Russie ? En attendant la finale de la Coupe de l'UEFA entre le Zénith Saint-Pétersbourg et les Glasgow Rangers ce soir, la Mère Patrie a déjà enregistré un premier succès de taille grâce à la victoire de Pavel Brutt lors de la 5e étape du Giro. Une victoire qui vient également récompenser la formidable activité de l'équipe Tinkoff depuis le début de ce Tour d'Italie...

Inconnu du grand public, membre du plus en plus réduit club des cheveux longs au sein du peloton, Brutt s'était cependant déjà signalé dans l'édition précédente du Giro où il avait porté pendant deux jours le maillot vert du meilleur grimpeur. Un talent qui lui a bien servi au moment d'aborder le final de cette cinquième étape, où un pourcentage à 9% dans les derniers mètres a fait office de juge de paix. A l'audace, le jeune Russe (26 ans) s'est débarrassé de ses compagnons d'échappée pour signer la plus belle victoire de sa carrière.

Millar le maudit

Brutt n'est pourtant pas le favori au moment d'aborder l'emballage. Les quatre autres coureurs -David Millar (Slipstream), Luis Felipe Laverde (CSF Group), Francisco Pérez (Caisse d'Epargne) et Johannes Fröhlinger (Gerolsteiner)- qui composent le groupe de tête ont au moins autant de chances de s'imposer. Parmi eux, David Millar est le grand malheureux du jour : le Britannique casse sa chaîne au moment fatidique. Fou de rage, il balancera son vélo par dessus la balustrade ! Echouer si près du but, après une échappée de près de 120 kilomètres, sans pouvoir disputer sa chance : il faut avouer qu'il y a de quoi être énervé...

Lancée au kilomètre 20 de cette étape calabraise qui en compte 203 entre Belvedere Marittimo et Contursi Terme, l'échappée va vite creuser l'écart (jusqu'à 11 minutes d'avance) avant que le peloton ne réagisse. Malheureusement trop tard. Les routes de nouveau rendues glissantes par la pluie qui ne lâche plus ce Giro 2008, ont peut-être incité les favoris à la raison. Frustrant mais prudent... Franco Pellizotti ne s'en plaindra pas, lui qui est assuré de passer une journée en plus en Rose.
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# Posté le mercredi 14 mai 2008 12:47

Cavendish au finish

Cavendish au finish
Le Britannique Mark Cavendish (High Road) a remporté au sprint la 4e étape du Giro, disputée entre Pizzo Calabro et Catanzaro-Lungomare (183 km), en devançant Robert Förster (Gerolsteiner) et Daniele Bennati (Liquigas). Franco Pellizotti est toujours en Rose.

Mark Cavendish a remporté au sprint la 4e étape du Tour d'Italie et signé son premier succès sur un grand Tour. Le sprinteur de la High Road est donc un homme heureux. C'est peut-être bien le seul ce soir au sein du peloton... La crise couve en effet sur ce Giro 2008. Latente depuis quelques jours, elle a éclaté au grand jour ce matin, après le transfert apparemment rocambolesque des coureurs depuis la Sicile jusqu'à Pizzo-Calabro, lieu de départ de cette 4e étape. Dans le viseur du peloton, les organisateurs sont accusés de ne pas respecter les organismes des sportifs et de les traiter comme du "bétail". Des reproches très durs, auxquels il faut ajouter ceux concernant le parcours, jugé excessivement dangereux par beaucoup d'acteurs.

Verbrugghe se défoule

Bref, une ambiance délétère règne au départ. Ulcéré par ces problèmes de transfert, Rik Verbrugghe (Cofidis) décide d'attaquer au kilomètre 0, afin de pouvoir se défouler ! Ce coup de sang va se transformer en échappée véritable, le Belge, déjà trois fois vainqueur sur les routes du Giro (2001 2002, 2006) profitant de l'apathie du peloton. Sur un tracé rendu glissant par de nouvelles averses, Verbrugghe va ainsi compter jusqu'à 11 minutes d'avance. Mais les longues lignes droites, le vent et la réaction des équipes de sprinteurs en tête du peloton vont avoir raison de sa folle échappée : la jonction s'effectue à 15 kilomètres du but.

Il était dit que cette étape se jouerait au sprint. Ce fut le cas, même si ce sprint est amputé de plusieurs clients dans les derniers hectomètres quand une chute collective scinde le peloton en deux. Bien placés, Cavendish, Bennati et Förster se battent pour la victoire finale. L'Italien tente de refaire le coup de la veille en démarrant de loin mais il est repris par l'Allemand et surtout par la fusée Cavendish ! Le sprinteur de l'Ile de Man s'impose en force tandis qu'Assan Bazayev (Astana) et Mirco Lorenzetto (Lampre) échouent au pied du podium. Un moindre mal par rapport aux victimes de la chute parmi lesquels se trouvent Nuyens (Cofidis), Priamo (Cofidis), Dall'Antonia (AG2R), Trussov (Tinkoff)... Au classement général, l'Italien Franco Pellizotti conserve le maillot rose d'un Giro pour le moins chaotique.
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# Posté le mardi 13 mai 2008 13:12