Et de trois pour Bennati !

Et de trois pour Bennati !
La 12e étape, entre Forli et Carpi (172 km), a vu Daniele Bennati (Liquigas) triompher pour la troisième fois sur ce Tour d'Italie 2008. D'un boyau, l'Italien s'est imposé au sprint devant Mark Cavendish (High Road) et Robbie McEwen (Silence-Lotto). Giovanni Visconti (Quick Step) reste leader.

Après Milazzo (3e étape) et San Vicenzo (9e étape), Daniele Bennati a accroché une troisième victoire à son tableau de chasse lors de ce Tour d'Italie 2008. Au terme des 172 km que comptait cette 12e étape entre Forli' et Carpi, le sprinteur de la Liquigas a dominé d'un cheveu le Britannique Mark Cavendish (High Road), auteur d'un superbe retour lors des ultimes hectomètres. Les deux hommes ont d'ailleurs été départagés par la photo-finish.

Incapable de rivaliser avec l'Italien Bennati, l'Australien Robbie McEwen (Silence-Lotto) a dû se contenter de la troisième place, juste devant l'Espagnol Koldo Gil Fernandez (Euskaltel). Grâce ce troisième succès, le Toscan Bennati a conforté son maillot cyclamen au classement par points. Avant ce sprint, inévitable au vu du profil extrêmement plat de l'étape qui passait par Maranello, le fief de Ferrari, un homme avait montré son maillot l'essentielle partie de la journée. Parti au km 0, l'Italien Dionisio Galparsoro, qui appartient à la formation Euskaltel, a fait le show jusqu'à 10 km de l'arrivée.

Quatorze minutes d'avance !

Occupant une modeste 120e place au classement général (à plus d'une heure et quinze minutes du leader Visconti), Galparsoro a obtenu le droit de prendre la poudre d'escampette. Le fuyard, qui aura compté jusqu'à quatorze minutes d'avance sur le peloton (km 47), n'a finalement pas été en mesure d'aller au bout. Après une 11e étape compliquée, marquée par des difficultés à rester au contact des meilleurs dès que la pente s'élevait mais également par une lourde chute dans une descente, Giovanni Visconti a passé une journée plutôt calme.

Calfeutré au sein du peloton, le maillot rose n'a pas eu à puiser dans ses réserves pour conserver sa précieuse tunique. Et a pu admirer de loin le sprint qui a vu son compatriote et coéquipier Paolo Bettini se classer cinquième. L'étape de vendredi (177 km), la dernière avant d'attaquer la haute-montagne, ne devrait pas bouleverser le classement général. Le calme avant la tempête ?
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# Posté le vendredi 23 mai 2008 13:24

Le jour de Bertolini

Le jour de Bertolini
Alessandro Bertolini (Diquigiovanni) a remporté la 11e étape du Giro entre Urbania et Cesena. L'Italien a devancé deux compagnons d'échappée, Pablo Lastras (Caisse d'Epargne) et Fortunato Baliani (CSF), qui a chuté après la flamme rouge. Giovanni Visconti (Quick Step) reste maillot rose.

Pour la première fois de sa carrière, Alessandro Bertolini a franchi la ligne d'arrivée d'une étape du Giro en vainqueur. Le coureur de Diquigiovanni-Androni a profité du malheur de l'infortuné Baliani (CSF) quelques hectomètres après la flamme rouge pour s'envoler pour de bon. Et décrocher ainsi, à 36 ans, le plus beau succès de sa carrière. A l'arrivée, Bertolini a devancé de dix secondes l'Espagnol Pablo Lastras Garcia (Caisse d'Epargne) gêné par la chute de Fortunato Baliani (CSF), finalement troisième de l'épreuve.

De nombreuses chutes en raison des conditions météorologiques difficiles dues à la pluie mais également quelques abandons (Juan Mauricio Soler et Rik Verbrugghe notamment) ont émaillé cette 11e étape, qui reliait Urbania à Cesena. Le début d'étape a été marqué par l'échappée de cinq hommes dont le Français Laurent Mangel (AG2R La Mondiale). C'est au km 42 que le quintette (Mangel, Lastras, Bertolini mais également Veikkanen et Dall'Antonia) a pris la fuite. Parti en contre-attaque au km 129 en compagnie de Gabriele Bosisio (LPR), Fortunato Baliani est parvenu à revenir sur les hommes de tête à 49 kilomètres de Cesena. Seul, en raison de la chute du troisième du général quelques minutes plus tôt...

Sur les routes d'entraînement du légendaire Marco Pantani, décédé en février 2004, les Italiens Danilo Di Luca (LPR) et Riccardo Ricco' (Saunier Duval) ont testé leurs adversaires. Mais l'Espagnol Alberto Contador (Astana) et l'Allemand Andreas Klöden, vigilants, ont réagi à chaque fois sans attendre. Le peloton des favoris, réglé par l'Italien Daniele Bennati (Liquigas), s'est présenté avec un retard approchant les quatre minutes. Après une journée extrêmement difficile (il a été lâché à plusieurs reprises mais a également connu la "joie" de goûter au bitume), l'Italien Giovanni Visconti (Quick Step) a conservé tant bien que mal son maillot rose de leader. Il devrait pouvoir l'arborer une nouvelle fois au soir de la 12e étape (départ à 13h15). Jeudi, 172km de plaine attendent les coureurs entre Forli et Carpi.
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# Posté le jeudi 22 mai 2008 01:10

Astana est bien là

Astana est bien là
Alberto Contador et Andreas Klöden ont répondu présent lors de la 10e étape du Giro, un contre-la-montre vers Urbino. Mais les deux coureurs d'Astana cèdent la victoire à Marzio Bruseghin (Lampre), déjà vainqueur d'un chrono l'an dernier. Le maillot rose reste sur les épaules de Giovanni Visconti.

Astana vous salue bien. La formation luxembourgeoise a justifié son rang de ténor des contre-la-montre en plaçant ses protégés aux avant-postes, mardi entre Pesaro et Urbino. Certes, les hommes en bleu et jaune ont dû laisser la victoire à Marzio Bruseghin, mais ils s'installent plus que jamais parmi les favoris. A commencer par Alberto Contador. Arrivé sur la pointe des pieds comme invité de dernière minute, le vainqueur du Tour de France peine à se débarrasser de l'étiquette d'homme à battre sur les routes italiennes. Une étiquette que Riccardo Ricco ne cesse de lui coller et recoller à coup de déclarations fracassantes sur le soi-disant jeu de dupes pratiqué par l'Espagnol. Et ce n'est pas la 10e étape qui fera taire l'Italien.

Pourtant, Contador avait attaqué fort les 39,4km du chrono. Sur la première portion en faux plat montant, l'ancien coureur de Discovery Channel accusait quatre secondes de retard sur Marco Pinotti, le plus rapide au premier pointage. Puis, dans les pentes à 10% vers le monte di Colbordolo (2e pointage), il était toujours là, à 4 secondes de Bruseghin et à 12 de son coéquipier Andreas Klöden, en gardant sous la semelle avant d'appuyer sur l'accélérateur dans les parties les plus accidentés du jour. Le Castillan comptait même 10 secondes d'avance sur le duo germano-italien au 3e pointage. Mais la pluie, qui avait alors fait son apparition sur la course, changeait la donne en fin de parcours, rendant les pavés d'Urbino glissant dans la dernière montée. Une chute suffira au coureur ibérique déjà handicapé par une fissure au poignet s'il veut accrocher la victoire finale.

Une méfiance qui lui coûte sans doute la victoire du jour, pour huit secondes, mais qui lui aura permis de frapper un grand coup, tout comme son équipe Astana. La bande à Johann Bruyneel place sept de ses huit coureurs dans le Top 100, dont trois dans les 15 premiers et deux sur le podium. Andreas Klöden aura lui aussi quelques regrets après la 10e étape. L'Allemand, donné favori par Danilo Di Luca et Riccardo Ricco avant le départ, a bien failli répondre à leurs attentes. Mais l'ex-équipe de Jan Ullrich doit se contenter de la 3e place, à 20 secondes de Marzio Bruseghin. L'Italien offre la première victoire du Giro 2008 à la Lampre et sa 2e personnelle sur le Giro. Le Vénétien est décidément un spécialiste de la course contre le temps. Ses trois succès ont tous été acquis dans des chronos: l'an dernier sur le Giro, au Sanctuaire d'Oropa, après avoir accroché le titre de champion d'Italie... du contre-la-montre !

Ricco limite la casse

Au général, Contador (4e) devient donc le nouveau leader parmi les favoris, devant Klöden (6e). Paolo Savoldelli (8e) et Denis Menchov (12e) se replacent également. Mais ce premier rendez-vous entre favoris n'a finalement pas été si mauvais pour certains. Riccardo Ricco avait annoncé deux minutes de perte sur Klöden dans Urbino. Il n'en concéda finalement que 2'04" à l'arrivée, mais sur Bruseghin (16e). L'Italien se retrouve à la 9e place, à 1'33" de Contador, et devant Danilo Di Luca. Le vainqueur sortant a peiné dans la partie escarpée, sans que l'addition ne soit trop salée. A l'instar de son compatriote, il attend désormais les Dolomites pour piéger les Astana. Et savoir enfin si les invités de dernière minute sont vraiment venus sans repères sur le Giro.

12e de l'étape, Giovanni Visconti conserve son maillot rose de leader. L'Italien de Liquigas accroît même son avance sur Matthias Russ, relégué à 3'31" au général. Vicenzo Nibali (Liquigas) complète le podium, à près de 8 minutes. Un classement légèrement chamboulé avec des favoris revenus en force. Gilberto Simoni a pu faire parler ses talents de grimpeur dans la dernière partie du tracé et termine à la 10e place de l'étape. De quoi revenir à la 13e place du général, à 9'10" de Visconti. Le leader de Diquigiovanni n'aura sans doute pas assez de cartes dans son jeu, ni dans son équipe d'ailleurs, pour jouer les trouble-fête en montagne, mais une place dans le Top 10 semble à sa portée.
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# Posté le mercredi 21 mai 2008 12:09

Contador joue la montre

Contador joue la montre
Neuf jours de course ont installé l'Espagnol Alberto Contador (Astana) en rival privilégié mais affaibli des Italiens Danilo Di Luca et Riccardo Ricco dans le Giro qui s'est accordé lundi sa première journée de repos après neuf étapes.

De cette entame du Giro, abordée sans repères faute à l'en croire d'une préparation planifiée, Contador sort presqu'indemne. Hormis Di Luca et Ricco qui le précèdent d'une petite trentaine de secondes, il a même pris du temps à tous ses adversaires pour se présenter en position de force au départ du premier contre-la-montre individuel, long de 39,4 kilomètres entre Pesaro et Urbino.Seule mais importante contrariété pour le vainqueur du Tour de France 2007, une chute survenue samedi sur la route de Tivoli lui a laissé un poignet douloureux. Contador a mis à profit la journée de repos, sous le ciel gris et pluvieux de l'Adriatique, pour passer des radiographies qui ont mis en évidence une fissure de la tête du radius, à l'avant-bras gauche.

"Chaque jour qui passe joue en sa faveur", estime son directeur sportif Alain Gallopin, qui a rejoint lundi la course. Et de souligner la différence dans les arrivées les plus disputées: "A Agrigente (2e étape), il avait le visage écarlate à l'arrivée. A Pescocostanzo (7e étape), il était à la limite mais il a tenu bon. " Dans cette étape des Abruzzes, la seule qui a donné lieu à une bagarre intense entre les favoris, Contador, au moteur turbo encore bridé, a pu accompagner Di Luca et Ricco, les deux Italiens aux caractéristiques comparables, accélérations foudroyantes, tempérament d'attaquant, en un mot du brio.

Le poignet douloureux

Les autres Italiens, Gilberto Simoni, un diesel qui donne rendez-vous dans les grands cols des Dolomites, Paolo Savoldelli, transformé en lieutenant de luxe pour Di Luca, Franco Pellizotti et Vincenzo Nibali, ont montré ce jour-là leurs limites du moment. Tout comme le Russe Denis Menchov et les deux autres leaders de l'équipe Astana, l'Allemand Andreas Klöden et l'Américain Levi Leipheimer, moins à l'aise que Contador sur les forts pourcentages.

"Pour Contador, la question est: va-t-il tenir ?", s'interroge Alain Gallopin. "Vu de l'extérieur, ça semble facile de répondre pour un vainqueur du Tour de France. Mais il est arrivé sur le Giro avec un petit handicap par rapport aux autres ". L'autre interrogation tient à la douleur provoquée par son poignet fissuré. L'Espagnol, qui a grimacé dimanche dans une étape de plaine, doit courir avec un bandage au poignet gauche. Pourra-t-il tirer sur le guidon sans être gêné outre mesure ?

La réponse ne devrait pas tarder tant le test d'Urbino sera révélateur. Le parcours ménage des lignes droites en léger faux-plat dans la première partie (19 km) puis une alternance de montées et descentes pour rejoindre la petite ville d'Urbino sur les collines des Marches. Dans cette étape, Klöden, " opérationnel à 100 %" dixit son directeur sportif, abat une carte d'importance. Si l'Allemand, vainqueur du Tour de Romandie au début du mois, veut gagner le Giro, il doit (très largement) distancer les purs grimpeurs dans son exercice de prédilection.

# Posté le mardi 20 mai 2008 01:25

Bis Bennati

Bis Bennati
Daniele Bennati (Liquigas) a remporté au sprint sa 2e étape sur le Tour d'Italie en devançant d'un souffle Paolo Bettini (Quickstep) après 218 kilomètres de course entre Civitavecchia et San Vincenzo. Giovanni Visconti conserve son Maillot Rose.

Daniele Bennati est un rabat-joie. En battant d'un demi-boyau Paolo Bettini, le sprinteur de la Liquigas a privé le champion du monde italien d'une victoire sur ses terres toscanes qui lui tenait particulièrement à c&oeligur. La déception est encore plus grande pour le leader de la Quickstep, qui a bien cru s'être imposé sur le fil à San Vincenzo. Bettini lève les bras un instant mais le verdict de la photo-finish est sans pitié : Bennati est déclaré vainqueur devant Bettini, McEwen (Silence-Lotto) et Zabel (Gerolsteiner).

Déjà vainqueur au sprint lors de la 3e étape entre Catane et Milazzo, Daniele Bennati a prouvé qu'il était bien le meilleur sprinteur transalpin depuis la mise à l'écart d'Allessandro Petacchi. Même s'il a légèrement louvoyé dans les derniers mètres, l'Italien a encore démontré toute sa puissance dans l'emballage final, faisant la nique aux plus grands spécialistes, comme Bettini, McEwen et Zabel. Si ce quarté n'était pas évident à trouver dans l'ordre, une arrivée massive au sprint était largement prévisible. Le parcours de cette 9e étape, long de 218 kilomètres le long des côtes italiennes, était en effet dépourvu de difficulté majeure et semblait devoir annihiler toute tentative d'échappée au long cours. Pourtant, faisant fi de ces mauvais augures, deux hommes se lancent dans un raid un peu fou.

Buffaz et Krivtsov ont tout tenté

Parti au kilomètre 0, Yuriy Krivtsov (AG2R) est rejoint trois kilomètres plus loin par Mickael Buffaz (Cofidis). L'Ukrainien et le Français, respectivement classés 116e (à 48'19) et 129e (à 56'34) du Maillot Rose de Visconti, ne représentent pas de menace directe au classement général et vont rapidement creuser un écart substantiel (jusqu'à presque 11 minutes d'avance). Si Krivtsov compte trois victoires d'étape à son palmarès (sur le circuit de la Sarthe, le Tour de Romandie et le Tour de l'Avenir), toutes obtenues en 2003, celui de Buffaz est encore vierge. Mais le Français, déjà très présent sur ce début de Giro, confirme sa bonne forme, entrevue lors du Tour Down Under (5e).

Les longues lignes droites qui lèchent le littoral italien, et le réveil des équipes de sprinteurs auront pourtant raison du duo. A 20 kilomètres de l'arrivée, juste avant la jonction, un contre irréel prend forme : Sella (CSF), Ricco (Saunier-Duval) et Bettini (Quickstep) s'échappent ! Mais les LPR Brakes de Di Luca éteignent vite le départ d'incendie et c'est groupé que le peloton, qui abrite Giovanni Visconti et son Maillot Rose, débarque dans les rues de San Vincenzo. La suite, c'est une histoire de photo finish..
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# Posté le dimanche 18 mai 2008 14:26